A bon entendeur, salut !

Les gouvernements se succèdent mais force est de constater que la méthode reste toujours la même. Pour parvenir à marche forcée au redressement des comptes publics de la Nation, il est toujours plus facile à l’Etat d’imposer une austérité budgétaire aux collectivités territoriales que de maîtriser ses propres dépenses.

Alors que le gouvernement annonçait cet été le retrait, contre toute attente, de 216 millions d’euros sur la mission « relations avec les collectivités territoriales », somme qui devait permettre de soutenir l’investissement local, notamment au cœur de la ruralité, les communes apprenaient à la rentrée la fin des dispositifs de contrats aidés.

Pas étonnant par conséquent de voir la colère d’un grand nombre de maires, très impactés par des décisions unilatérales à effet immédiat quand on sait combien ces emplois accompagnent de près le fonctionnement quotidien de la commune. Pour Fayence, quatre contrats sont ainsi concernés.

Mais, plus grave, il semblerait que ces premières mesures ne soient hélas que la première vague d’une lame de fond. Le nouveau recul des dotations de l’Etat, annoncé en Conférence Nationale des Territoires à hauteur de 13 milliards d’euros d’ici 2022 ou encore la suppression de la taxe d’habitation, certes compensée mais jusqu’à quand et comment, vont à nouveau bouleverser le mécanisme budgétaire des communes.

Car, si l’Etat, depuis 40 ans, a laissé filer les déficits, les collectivités territoriales ont, par la constitution, l’obligation de présenter chaque année un budget en équilibre.

Or, à force de considérer les communes comme une charge et non un levier de croissance, nous allons tout droit vers la paralysie des investissements.

Quant à la réduction de la dépense publique, notamment celles liées au personnel, voilà longtemps que les communes se sont penchées sur le sujet.

Mais, faudra t-il en venir, pour boucler un budget, à ne plus verser un seul centime aux associations, fermer la piscine municipale l’été, supprimer les feux d’artifice pour la Fête Nationale ou ne plus illuminer les rues à l’occasion des fêtes de fin d’année ?

Il nous reste à faire confiance à nos représentants au niveau national, Sénat et Association des Maires de France en tête, pour démontrer qu’au lieu d’appliquer l’austérité au plus bas de l’échelle, la croissance et l’emploi passent en grande partie par la bonne santé et la vitalité des communes.

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